8 mars. Les régions et leurs projets en faveur de la participation des femmes

Le 10 mars dernier, toujours à l'occasion de la Journée de la Femme, l'Institut Catalan de la Femme et l'ORU Fogar ont organisé un séminaire au cours duquel ont été présentées les meilleures pratiques des gouvernements régionaux en faveur de la participation politique et sociale des femmes. L'événement a été ouvert par la présidente de l'Institut catalan, Meritxell Benedí, qui, après avoir affirmé l’importance du féminisme qui "change nos vies au niveau personnel et collectif", a défendu l'utilité des échanges d'expériences comme telle rencontre  organisé par ORU Fogar.

Des femmes gouverneurs originaires de différentes régions géographiques ont participé à ue première table ronde. Mbarka Bouaida, présidente de l'Association des Régions du Maroc, ainsi que présidente de la Région Guelmin Oued Noun, a expliqué qu'au Maroc, la situation des femmes s'est beaucoup améliorée lors de ces dernières années, également pour ce qui concerne la participation politique et sociale. Elle a donné les chiffres d'une présence féminine entre 30 et 40% dans les différents niveaux de l'administration. Et de nos jours ‘’ce n'est plus une présence testimoniale , a-t-elle affirmé. Nous avons maintenant des femmes qui sont des leaders. Cependant, ‘’nous devons continuer à augmenter ces chiffres pour parler réellement d'un changement notable" a-t-elle conclu. 

La préfète de Napo, Rita Tunay, une jeune dirigeante de nationalité Kichwa, a surpris tout le monde en expliquant le taux élevé de violence sexiste en Équateur, qui, selon elle, touche 50 % des femmes. Elle a expliqué sa politique d'autonomisation des femmes rurales et a raconté comment, à Napo, le deuxième foyer pour femmes de tout le pays avait été créé pour accueillir les victimes de violences et leurs enfants. 

Gloria Falconi, vice-gouverneure d'Ayacucho, a raconté comment, en juin de l'année dernière, les vice-gouverneurs de Cajamarca, Ayacucho, Cusco, Tacna et San Martín ont formé la "Red de Mujeres Vice-governadoras del Perú" (REMUVIPE), pour exiger que, dans l'exercice de leurs fonctions, les vice-gouverneures bénéficient d'un traitement égal à celui des vice-gouverneurs masculins.  Selon elle, cette situation dans les institutions a beaucoup à voir avec les modèles culturels fortement marqués par le machisme, qui sont présents dans les foyers et même dans les établissements d'enseignement. Elle a dénoncé le manque d'autonomie économique des femmes et la violence qui conduit trop souvent au féminicide. 

Un espace dédié à la présentation des bonnes pratiques a réuni les gouvernements de Navarre et de Catalogne en Espagne, mais aussi le gouvernement régional de Nawa en Côte d'Ivoire et la province de Cordoba en Argentine. L'Institut pour l'égalité de Navarre a présenté le projet "Edad Hermosa, Adin Ederra", consacré à l'autonomisation des femmes âgées, dans le but de rendre visibles - peut-être - les générations les plus oubliées. La représentante de Nawa a expliqué sa politique d'autonomisation des femmes dans la région, où elles produisent 80% de la production agricole, mais où elles n'avaient aucune autonomie. Ainsi, le gouvernement régional leur fournit différents services, l'accès au crédit et veille à ce que leur production soit achetée.

La Catalogne a présenté le Parlement des femmes, un espace innovant et permanent dans lequel les députés catalans rencontrent les leaders des mouvements sociaux pour évaluer quelles lois et politiques sont nécessaires pour persévérer dans l'objectif d'égalité. Enfin, la province de Cordoue a présenté le "Programme d'assistance aux victimes de la violence sexiste et de la criminalité". Un projet avec lequel la province argentine cherche à réintégrer les victimes dans la vie sociale, avec une attention particulière lorsque les victimes sont des filles, des jeunes femmes, des personnes âgées, des personnes handicapées ou toute femme en situation de vulnérabilité. 

Lors de la cérémonie de clôture, la représentante de l'ONU Femmes, Cecilia Alemany, a souligné l'importance du travail des gouvernements infranationaux en faveur de la participation sociale et politique des femmes, et le secrétaire général de l'ORU Fogar, Carles Llorens, a annoncé la tenue d'un séminaire - similaire à celui qui s'est clôturé - le 25 novembre, Journée de la lutte contre la violence de genre, au cours duquel seront également présentées les bonnes pratiques régionales. 

 

 

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