La Région Gastronomique Mondiale 2026 lance un cycle de webinaires sur la Souveraineté Alimentaire

La nouvelle présidence de la province équatorienne de Manabí du Groupe de Travail sur la Souveraineté Alimentaire de ORU Fogar a entamé son mandat avec un premier webinaire qui se veut le point de départ d’un ambitieux cycle d’échange technique mondial sur ce thème. Ce cycle vise à partager des solutions régionales réussies et à mettre en valeur la coopération interrégionale afin de faire face à des défis tels que le gaspillage alimentaire et la durabilité du système agroalimentaire. La première session a, en tout cas, permis d’approfondir la feuille de route de Manabí, qui est cette année Région Gastronomique Mondiale 2026.

Au cours du webinaire, le préfet Leonardo Orlando a présenté le plan «Manabí Gastronomía Milenaria», doté d’un investissement prévisionnel de 18,3 millions de dollars entre 2025 et 2029. Ce plan quinquennal s’articule autour de cinq piliers stratégiques qui, à partir de la thématique alimentaire, permettent aussi bien de valoriser le patrimoine culturel que de promouvoir le développement rural, le tout en cohérence avec les Objectifs de Développement Durable. Cet effort culminera en octobre, avec la célébration à Portoviejo du Grand Sommet Mondial de la Gastronomie. Un moment qui réunira des leaders mondiaux, des chefs, des producteurs et des innovateurs culturels afin de débattre de durabilité, de souveraineté alimentaire et de patrimoine.

Leonardo Orlando a tenu à souligner que ce plan s’appuie profondément sur un territoire de 1,7 million d’habitants, qui est la capitale mondiale du thon et le principal producteur national de banane et de bétail bovin. Il a évoqué une cuisine « ancestrale » et a affirmé que le fait d’être Région Gastronomique Mondiale 2026 permettra de mettre en relation les cuisiniers traditionnels avec de jeunes chefs, espérant ainsi une modernisation et un nouvel élan pour la cuisine manabite.

Le préfet a également insisté sur l’importance de la durabilité et de l’économie circulaire dans ses projets, citant comme exemple la valorisation des sous-produits de la pêche (tels que les restes de crevettes) afin de réduire le gaspillage alimentaire. Sur le plan social, il a mis en avant l’impact des plus de 200 écoles de production qui bénéficient à 8 000 producteurs, ainsi que l’augmentation notable de la participation féminine dans les projets agroalimentaires, passée de 10 % à près de 40 %. Enfin, il a détaillé les démarches visant à faire reconnaître la gastronomie et le paysage agroalimentaire de Manabí comme patrimoine culturel immatériel par l’UNESCO et a invité les participants au Deuxième Sommet Mondial de la Gastronomie.

La réunion a compté, entre autres, avec la participation d’Arantza Madariaga, directrice d’ELIKA, Fondation Basque pour la Sécurité Alimentaire ; de Jesús Arce, de la Mancomunidad Regional de los Andes du Pérou ; et de Matías Sotomayor, président du Front Parlementaire contre la Faim du PARLASUR (Parlement du MERCOSUR).

Un deuxième webinaire du Groupe de Travail sur la Souveraineté Alimentaire d’ORU Fogar se tiendra au mois d’avril afin de présenter une autre bonne pratique.

 

 

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